
Aux origines : un savoir‑faire ancestral devenu industrie
Bien avant l’apparition du peigne en acétate de cellulose, Oyonnax était un village de montagne où l’on sculptait le buis pendant les longs hivers. Les artisans façonnaient des peignes à dents fines, taillés dans le bois ou l’os, destinés à la toilette quotidienne.
Ce geste simple, répété de génération en génération, a posé les bases d’un savoir‑faire qui allait transformer Oyonnax en capitale française du peigne.
Le XIXᵉ siècle : l’arrivée du celluloïd, première révolution
La véritable mutation commence en 1878, lorsque Lucien Verdet découvre le celluloïd à l’Exposition Internationale de Paris. Cette matière nouvelle, légère et malléable, séduit immédiatement les artisans d’Oyonnax.
Elle imite l’écaille naturelle, se colore facilement et permet de produire des peignes plus fins et plus réguliers.
Mais le celluloïd est inflammable, ce qui pousse les fabricants à chercher une alternative plus sûre.
1889–1902 : Oyonnax fabrique sa propre matière
Pour maîtriser la qualité et l’approvisionnement, les industriels créent en 1889 une coopérative qui donnera naissance à L’Oyonnaxienne, première usine locale de fabrication de celluloïd.
Cette initiative marque l’entrée d’Oyonnax dans l’ère industrielle et prépare le terrain pour la prochaine grande innovation : l’acétate de cellulose.
L’acétate de cellulose : la matière noble du peigne moderne
Au début du XXᵉ siècle, l’acétate de cellulose apparaît comme une révolution.
Plus stable, plus sûre et plus raffinée que le celluloïd, cette matière devient rapidement la référence pour la fabrication du peigne en acétate de cellulose.
L’acétate offre des avantages uniques :
- Une brillance naturelle,
- Une souplesse idéale pour les dents du peigne,
- Une imitation parfaite de l’écaille,
- Une grande résistance,
- Une palette de couleurs profonde et élégante.
Les artisans d’Oyonnax adaptent leurs techniques, perfectionnent le polissage, sculptent des formes plus fines et créent des peignes qui deviennent de véritables objets d’art.
Le peigne en acétate de cellulose : un symbole d’élégance française
Dans les années 1920 à 1960, Oyonnax devient la capitale française de l’ornement de coiffure.
Le peigne en acétate de cellulose s’impose dans les salons de coiffure, les coiffures sophistiquées et les accessoires de mode.
Chaque pièce est chauffée, découpée, polie et façonnée à la main, révélant un toucher doux et une glisse parfaite sur les cheveux.
Le peigne n’est plus seulement un outil : il devient un accessoire de beauté, un bijou, un symbole d’élégance.
Aujourd’hui : un héritage vivant et recherché
Le peigne en acétate de cellulose reste aujourd’hui la matière la plus noble pour les peignes artisanaux.
Sa douceur, sa durabilité et son esthétique en font un choix privilégié pour celles et ceux qui recherchent un accessoire de qualité, respectueux des cheveux et du geste de coiffage.
À Oyonnax, les ateliers perpétuent ce savoir‑faire unique : découper, chauffer, sculpter, polir.
Chaque peigne raconte une histoire : celle d’un village devenu capitale, d’une matière devenue icône, et d’un artisanat transmis comme un trésor.
L’équipe ANITA & ZAHA
Durée de lecture estimée: 5 minutes
Un peigne en acétate de cellulose est un peigne fabriqué à partir d’une matière noble, dérivée de fibres végétales. Souple, durable et naturellement brillante, cette matière offre une glisse parfaite dans les cheveux et imite l’écaille avec élégance.
Parce qu’il est à la fois résistant, doux pour la fibre capillaire et agréable au toucher. Contrairement au plastique injecté, l’acétate de cellulose est poli à la main, ce qui évite les accrocs et protège les cheveux de la casse.
Oyonnax est le berceau français du peigne. Après l’ère du buis et de la corne, la ville adopte le celluloïd au XIXᵉ siècle, puis l’acétate de cellulose au début du XXᵉ. Les artisans y développent un savoir‑faire unique qui fera d’Oyonnax la capitale française de l’ornement de coiffure.
Le peigne en plastique est moulé rapidement, souvent avec des bords irréguliers qui fragilisent les cheveux. Le peigne en acétate de cellulose, lui, est découpé, chauffé, façonné et poli à la main. Il est plus solide, plus doux, plus esthétique et bien plus durable.
Il suffit de le nettoyer régulièrement à l’eau tiède avec un savon doux, puis de le sécher soigneusement. L’acétate de cellulose étant une matière noble, un entretien simple mais régulier permet de conserver sa brillance et sa longévité.


